mercredi 20 avril 2022

Les mots ou expressions sympa, compliqués, désuets, etc.... (2ème partie)

 J'ai décidé cette fois-ci de m'en tenir à un thème.

Ahura Mazda (du vieux-perse 𐏈 𐏉 / Auramazdâ (« Seigneur de la Sagesse ») en persan اهورامزدا) est la divinité centrale de l'ancienne religion mazdéenne. Religion

eschatologie Étude des fins dernières de l'homme et du monde. Religion

orthopraxie nf. Désigne ce qui est en conformité avec les rites prescrits. Désigne une action, un geste accompli avec justesse selon le droite et la justice. Religion

pace Prison fort rigoureuse, où les moines mettaient autrefois ceux d'entre eux qui avaient commis quelque grande faute. On dit "in pace". (?) Religion

Salafisme mouvement religieux de l'islam sunnite, revendiquant un retour aux pratiques en vigueur dans la communauté musulmane à l'époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples — connus comme les « pieux ancêtres » — et la « rééducation morale » de la communauté musulmane. Religion

wahhabisme nm, courant islamique qui veut revenir aux sources de l'islam, c'est-à-dire qui veut que les musulmans vivent comme les musulmans vivaient au 1er siècle de l'islam. Religion

Discordianisme le Discordianisme fut conçu comme une religion parodique. Beaucoup d’observateurs extérieurs considèrent encore le Discordianisme comme tel, même si certains de ces adhérents peuvent le voir comme une religion légitime, ou comme une métaphore de concept philosophique Religion

Mercerisme une religion où l'individu cherche à ressentir la « Passion » d'un nouveau Christ, appelé Mercer, par le biais d'un appareil appelé boîte à empathie. Lorsqu'on y est connecté, l'on ressent violemment, jusqu'à en être physiquement affecté, le chemin de croix de Mercer, brutalisé et lapidé. Religion fictive guèbres adeptes de Zoroastre au XVIIIè Religion hyéronymite L’Ordre de Saint-Jérôme (en latin Ordo Sancti Hieronymi) est un ordre monastique de droit pontifical fondé en référence à saint Jérôme sous la règle de saint Augustin. C'est un ordre religieux lié principalement à l'Espagne et partiellement présent au Portugal. Religion Mazdéisme une religion de la Perse antique qui doit son nom à son dieu principal, Ahura Mazda. Le livre sacré du mazdéisme est l'Avesta. Le mazdéisme a été la religion officielle des empires perses mède, achéménide, parthe et sassanide. Il s'articule autour de l'opposition entre Ahoura Mazdâ, « Le seigneur Sage », et les démons, dont Angra Manyou, « L'Inspirateur Maléfique », est le chef. C'est cette opposition dualiste qui fonde la cosmologie, l'activité rituelle et la fonction royale1. Religion profès vœux religieux sont l'engagement public par lequel un homme ou une femme promet de suivre les préceptes d'une religion. Un jeune profès. Une jeune professe. Religion Zerdust En kurde moderne, le nom de Zoroastre prend la forme de Zerdüşt ou Zerdeşt. Religion



lundi 18 avril 2022

Les mots ou expressions sympa, compliqués, désuets, etc....

J'ai commencé à établir une liste de mots sympas, compliqués (etc...) avec leur définition et une catégorie à laquelle ils se rattachent (Médecine, Animaux, Langues, etc...). J'en ai catalogué plus de 1000 jusqu'à présent. En voici  une première livrée.

Acouet nm. L'énergie, le dynamisme. Dis-voir, tu n'as pas tant d'acouet ce matin, t'as encore fait la bringue hier soir ? Vaudois

alguazil nm. « policier » de l'arène pendant la corrida, diminutif de l'espagnol alguacil, officier de justice. Profession

Aliboron nm. sot qui croit tout connaître Insulte

amblypyge nm. un ordre d'arthropodes de la classe des arachnides. Animaux

Anacoluthe nf. Figure de style, Rupture ou discontinuité dans la construction d'une phrase. Langage

Archimandrite nm. dans les Églises de rite byzantin et notamment l'Église orthodoxe, un titre honorifique accordé aux higoumènes (supérieurs de monastère) ou aux recteurs (curés) de paroisses importantes. grade religieux

arsenocoque nm. homme qui partage son lit avec d'autres hommes Sexualité

Barjaquer verbe. Connotation plutôt féminine du bavardage. Vaudois

Bokononisme nm.  religion du prophète sanlorenzien Bokonon (Lionel Boyd Johnson) dans le roman Le Berceau du chat de Kurt Vonnegut Jr., publié en 1963. Religion

branler au manche Verbe. Quelqu'un dont la place est instable. Vaudois

Deutéronome nm. cinquième livre de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et dernier de la Torah (le Pentateuque chrétien) ou comme le premier livre de l'historiographie deutéronomiste. Livre

Folliculaire Mauvais journaliste Ecrivain

foutriquet nm. personne insignifiante insulte

glomérule nm. Botanique:Inflorescence composée d'un ensemble dense de fleurs sessiles. Anatomie: Amas vasculaire, glandulaire ou nerveux. Anatomie

Idiophone nm. instrument de musique de la famille des percussions dont le son est produit par le matériau de l'instrument lui-même, lors d'un impact produit soit par un accessoire extérieur (comme une baguette), soit par une autre partie de l'instrument (comme des graines sur un filet qui l'entoure ou des battants de cloche). Le son une fois émis dans cet instrument auto-résonnant s'entretient lui-même pendant un certain temps. Musique

méconium nm Matière pâteuse brunâtre accumulée dans l'intestin du fœtus et qui constituera les premières selles du nouveau-né. Médecine

métempsychose nf. Doctrine selon laquelle une même âme peut animer successivement plusieurs corps (humains ou animaux). Philosophie

Oumuamua Nom propre. premier objet stellaire qui a été détecté pour avoir traversé le système solaire. Cosmos

Ourobouros nm. est un dessin ou un objet représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. Il s'agit d'un mot grec ancien Objet, dessin

polycérate nm. animal avec plus de deux cornes. Animal

satrape nm.  protecteur du pouvoir (royaume), gouverneur d'une satrapie, c'est-à-dire une division administrative de l'empire achéménide (Perse), du royaume de Macédoine et de l'empire séleucide. Il est le représentant direct du roi dans une province, où il exerce toutes les prérogatives royales1. Personne

Zoroastre Nom propre. Aussi Zarathushtra ou Zarathoustra ou Zerdest est un « prophète », fondateur du zoroastrisme. Religion.



Zarathoustra



vendredi 4 mars 2022

Note au lecteur: ce texte a été rédigé avant "Michel & Tom Tirabosco: Dessine-moi un concert." Il en éclaire certains aspects.

 

LES GRANDES ETAPES DE LA VIE


Entre la naissance et 18-20 ans en gros, nous subissons le phénomène du développement physique et intellectuel accéléré. Nous emmagasinons toutes les connaissances de base, à travers l’éducation, les écoles, l’université, les apprentissages… Nous sommes aussi en général matériellement passifs : nous vivons sous la protection et la dépendance de notre famille.

Puis  le processus de croissance s’interrompt.
Nous sommes à ce stade au maximum de nos capacités sexuelles, physiques et intellectuelles.
Nous faisons nos premières expériences sentimentales et émotionnelles intenses à partir de 13-14 ans, et elles vont ensuite se poursuivre jusqu’à un point de saturation et finalement de lassitude, et la place qu'elles occupent dans nos existences se réduit.
J'en conclus que la maturation se fait à travers la capacité de l’adulte à graduellement mieux maitriser ses émotions, et aussi à en relativiser leur importance par leurs répétitions.
Il en va de même pour les élans amoureux que pour la détresse face à la perte d’êtres chers : avec le temps et la répétition de ces expériences, on s’y fait, on accepte et dans certains cas au moins, on apprend à en voir les bons côtés.

Deux exemples frappants pour moi : vers 30 ans, ma grand-mère maternelle, Helen de Lustrac, alors très âgée, est décédée.
A cette occasion, j’ai réfléchi pour la première fois à l’impact de la disparition d’un être plus ou moins proche sur son entourage.
J’ai très vite pensé que sa disparition allait générer une nouvelle réalité, une réalité sans Helen de Lustrac.
Il était tout-à-fait probable que celle-ci en serait enrichie.

Et, effectivement, dans les mois qui ont suivi, certaines choses ont changé dans la famille.

La maison où elle nous accueillait au Pays Basque est passée sous le contrôle globalement bienveillant de son fils, mon Oncle Arnaud. La qualité des repas a certes baissé, mais sous l’impulsion d’une cousine, nous avons commencé à manger midi et soir sur une terrasse plutôt que dans la salle à manger, l’intendance s’est organisée différemment, nous avons les uns et les autres pris un petit peu plus de responsabilités dans le fonctionnement de la maisonnée. Pas beaucoup, mais… les choses ont changé.

Quelques mois après le décès de ma grand-mère est survenu un drame qui allait m’affecter beaucoup plus profondément et durablement.
Une femme que j’avais beaucoup aimée, Anita, a eu un accident qui lui a laissé des séquelles au cerveau et l'a rendue totalement aveugle.
Elle n’était déjà plus à cette époque « mon Anita », elle en avait même épousé un autre. Mais cet évènement m’a profondément et durablement bouleversé.
J’étais inconsolable.

Elle n’était pas décédée, et elle s’est à la longue plutôt bien adaptée à ses handicaps, mais ce n’était plus vraiment celle que j’avais connue et aimée auparavant.
J’ai eu beaucoup de mal à appliquer ma philosophie de la Nouvelle Réalité sur ce drame, mais celle-ci s'est graduellement imposée, forgeant l'individu que je suis à présent.
J'ai par exemple décidé que plus jamais je ne succomberai aussi absolument à un sentiment amoureux, car perdre l’être aimé était vraiment trop douloureux.
J'ai donc moins aimé.

Et puis, le temps a passé, j’ai aussi vieilli, mes hormones me stimulant moins.
Le spectre de la demi-perte d’Anita ne m’a pas quitté.
J’ai recommencé à la fréquenter, mais comme ami et soutien plutôt que comme amant.
Cette situation a aussi, je pense, compliqué mon deuil sentimental.
J’ai surtout vieilli.

Par la suite, j’ai eu plusieurs autres « conquêtes », mais jamais pleinement satisfaisantes, jamais à la hauteur de mes attentes.
Et à chaque nouvelle fois, je me décourageais un peu plus, jusqu’à ce que je décide « plus jamais ».
J’ai maintenant 62 ans, je n’ai plus eu d’autres histoires intimes depuis plus de 17 ans, pas eu d’enfants, jamais été marié.
Ces éléments font qui je suis aujourd’hui, plutôt que la personne que j’ai fantasmée être quand j’avais 15 ans.
Je revisite souvent cet ado avec beaucoup de nostalgie, mais ce n’est que de la nostalgie. Une petite larme, un accès de chaleur, et puis je reviens à la réalité.
Une réalité en demi-teinte aussi parce que je n’ai clairement plus les mêmes capacités intellectuelles ou physiques que lorsque j’avais 25-30 ans.
Je fatigue dès que je dois faire des opérations mathématiques un peu complexes, prévoir des programmes à plusieurs composantes, faire plus que deux ou trois choses importantes dans la journée et je ne sors presque plus le soir.

Si j’ai un message à donner aux plus jeunes générations, il est très clair : vous avez toutes vos capacités : 2 bras, 2 jambes, tous vos sens, un cerveau qui carbure, profitez-en et exploitez-les au maximum. Entretenez-les aussi avec une bonne hygiène de vie.
Et si vous avez moins de 30 ans, hâtez-vous ! La vie n’attend pas. Vous allez certainement ressentir bientôt les premières caresses de la Nuit, et vous aurez beau faire du jogging, des exercices intellectuels, vous ménager ou prendre du Viagra, vous ne pourrez rien empêcher.

La Nuit tombe vite.




En Septembre 2015, je découvre la peinture acrylique. Celle-ci date de Janvier 2016.

jeudi 3 mars 2022

Michel & Tom Tirabosco: Dessine-moi un concert.


Pour la 1ère fois depuis des mois… depuis plus de deux ans, je suis allé au spectacle !

Ma première motivation était de voir Michel Tirabosco jouer de la flûte  avec son frère Tom au dessin sur scène, encore plus motivé par la proximité de l’évènement : la Salle des Fêtes de Thônex. Une demi-heure à peine à pied de chez moi, un peu moins si je parvenais à prendre le bus 34, de passage toutes les 30 minutes.
Mais juste avant de partir, catastrophe ! Ce n’est pas à Thônex que ça se passe, mais à Onex, à l’autre bout du canton !!!
C’est juste trop tard pour le bus, j’appelle donc un taxi, et j’y devrais y être avec au moins 15 mn d’avance.
Seulement, le taxi n’arrive pas, où à une heure où j’aurai presque forcément du retard.
Mais, miracle, j’y arrive, même si je suis mal placé. Je suis assis tout derrière, et avec ma myopie, je me fatigue vite à essayer de déchiffrer les dessins. Mais j’y arrive.

C’était objectivement très très bien : Michel, accompagné d’un sextet, joue divinement, ses musiciens aussi assurent à merveille et les dessins de Tom qui apparaissent graduellement sur un écran pendant les morceaux, c’est magique.

Mais voilà, entre ma fatigue légendaire à assister à des spectacles (j’avais tellement oublié), le son un peu trop fort à mon goût et les maudits applaudissements, je suis assez rapidement passé en mode critique.
Premier morceau : « The Piano » de Michael Nyman (non crédité) et après coup, Michel l’annonce comme « La Pianiste » ! Mais non, bordel ! :D (En français, le film s'appelle "La Leçon de Piano:)
Mais surtout, dès les premières notes, Tom nous gratifie…d’une réinterprétation d’une image du film (je viens de vérifier). Donc, il n’improvise pas sur la musique et pas ne compose pas forcément un dessin original. C’est étudié, préparé, sûrement répété.
Je ne le sais pas à ce moment-là, mais à chaque morceau qui passe, ça se confirme : il commence à composer son tableau dès les premières notes et surtout…. Il le termine pile à la fin de l’œuvre jouée !
Trop fort :D

Mais bon, personne n’a dit qu’il improvisait : je suis juste un peu déçu de le constater.
Suivent du Vaughn Williams. du Bartòk et du Rachmaninov (l’un sur un très bel appel à la paix dessiné avec une sensibilité proche de Chagall), trois compositeurs que j’aime beaucoup, et surtout une interprétation étonnante du sublime « Gabriel’s Oboe » (sans haut-bois, héhé…) tiré de « Mission » de Morricone. Le moment le plus faible de la soirée : « Les Aristochats » de Floyd Huddleston et Al Rinker (simplement crédité à "Disney" qui n'était pas musicien et déjà mort lors de la production du film; à ce moment, on crédite "Star Wars" à la Fox.). Ont suivis 2 tangos de Carlos Gardel (superbe dessin de clôture ! Je veux ! :D ) et finalement, un air traditionnel italien « Funicula Funiculi », mais là, j’étais complètement lessivé.

Dans le tram du retour, je me trouvais près de deux couples (+ ou – 25 ans) totalement enthousiastes face au spectacle auquel ils avaient assisté. Pendant 20 minutes, ils n’ont parlé que de ça. Ils avaient été super émus par le tout. Un des hommes avait plusieurs fois eu la larme à l’œil. Il y avait une fraîcheur dans leur élan qui me réjouissait.
Mon regard devait être prioritairement posé sur le visage d’une des femmes. Que dis-je, le visage ! Les yeux et l’ébauche de sa coiffure sur le front, rien de plus. Le reste était couvert par un maque et un bonnet, comme moi d’ailleurs.
A aucun moment je n’ai eu conscience de mon regard sûrement insistant.
A leur sortie, cet ange est passé tout près de moi, a plongé son regard dans le mien, et a chuchoté, juste pour moi, juste pour moi : « Au revoir ».
J’ai à peine pris acte de l’intensité de ce message. J’étais loin loin, en mode coma.
Mais une main dans mon esprit a saisi ce message et l’a fixé sur une paroi de ma conscience, avec une note : « Pour plus tard. »


Photo tirée d'un précédent spectacle de l'ensemble.

lundi 10 janvier 2022

L’APOCALYPSE DES ANIMAUX


Je suis végétarien depuis 2012-2013.
Deux fois depuis cette période, j’ai fait des « tests » pour évaluer à quel point la viande me manquait.
Il y a 2-3 ans, j’ai mangé une saucisse (de Vienne en Suisse ou de Francfort en France, authentique !). Ce n’était certes pas mauvais, mais ça ne m’a aucunement donné envie de continuer.
Et récemment une tranche de saucisson et, même chose que pour la saucisse, j’en ai mangé une portion et…. C’était salé, poivré et caoutchouteux, mais je n’ai pas eu la pulsion de persévérer.

Et ce constat m’a conforté dans ma certitude que l’argument des carnivores que « la viande, c’est trop bon » est faux.
En fait, la viande n’a pas de goût, ou si peu.

Croquez par exemple une tranche de steak crue sans assaisonnement. Est-ce bon ? Non.
Il m’est arrivé (il y a longtemps) d’en goûter. C’était totalement fade et assez écœurant.
Maintenant, croquez dans une tomate fraiche et de préférence en saison : c’est délicieux.
Voilà, fin de la démonstration.

J’imagine que des carnivores argueront qu’il faut manger la viande cuite. Mais là aussi, une tomate cuite, c’est aussi très bon, donc match nul sur ce point.

Un autre argument des carnivores est que la viande est indispensable pour ses protéines. Oui, sauf que les protéines, il y en a plein dans les lentilles. Cuites avec des oignons ou des carottes et un peu de moutarde, c’est un régal. Crues, j’avoue, c’est pas top.
Le chou est aussi très riche en protéine, ainsi que le brocoli, les petits pois, les haricots, l’artichaut, le cresson et le maïs. ( source Cnews)
Et si se dispenser complètement de viande était néfaste à la santé, vous ne pensez pas que les végétariens et les végans tomberaient comme des mouches ?


A l’inverse, la viande est-elle bonne pour la santé ?
Zut, encore loupé !

« Depuis les années 2010, de multiples études scientifiques ont été publiées concernant les effets néfastes de la viande sur la santé. Elle augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète ou encore d'inflammation de l'intestin. »
(Top Santé.)

Pour l’environnement alors ?
« (Le bétail) représente la première source d'émissions de CO2 sur la planète, devant les transports. » (CNews)

Le bétail est aussi beaucoup plus gourmand en eau potable que l’agriculture.
Ainsi, le bœuf est 50 fois plus gourmand en eau que les pommes de terre !
Bon, pour être parfaitement juste, les noix nécessitent plus d’eau que les porcs et la volaille. Etonnant, non ?
Mais qui se nourrit prioritairement de noix ? Pas grand monde.
(Source : Nutritionniste urbain.)

Pour le porte-monnaie ?
En prenant comme base mon supermarché habituel, 1kg d’émincé de bœuf coûte 46,50 CHF. L’entrecôte est à 100 CHF le kg !
Le kilo de carottes est 1,90 CHF. Les lentilles à 5,90 CHF.
Si l’on compte qu’il faut environ 200 gr de viande (entrecôte 20 CHF) et environ 70 gr de lentilles (60 ct) pour faire une portion, heu, comment dire ?


Un dernier argument que j’ai lu, c’est qu’abolir la consommation humaine d’animaux d’élevage provoquerait leur disparition.
Donc, pour que des espèces continuent à se reproduire, il faut les tuer.
Vraiment ?
D’abord, on n’envisage pas ici d’abolir la consommation d’animaux, mais de la réduire considérablement.
Et ensuite, si on n’en mangeait plus du tout, il fait sens que les animaux ne sauraient peut-être pas se défendre dans la nature dans un premier temps.
Mais voyez les bisons, les buffles, les zèbres, tous des herbivores « sans défenses » se débrouillent très bien sans notre aide.
Il suffirait donc de garder ses ex-animaux d’élevages dans des parcs à l’abri des prédateurs, humains compris, et les réintroduire graduellement dans leur habitat.

Si on demandait aux poules, aux bovidés, et aux cochons leur avis sur cette question, je pense qu’ils voteraient en masse pour la fin de leur massacre organisé.

Alors, les carnivores, quand commencez-vous à vous sevrer ?





https://www.cnews.fr/nutrition/2021-11-15/ces-7-legumes-riches-en-proteines-1034139

https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/viandes/manger-de-la-viande-un-danger-pour-la-sante-625836

https://www.cnews.fr/monde/2020-07-22/la-consommation-de-viande-premiere-cause-du-rechauffement-climatique-725924

http://www.slate.fr/story/169116/que-deviendraient-animaux-ferme-arreter-manger-viande-societe-antispeciste-post-elevage

https://nutritionnisteurbain.ca/infographiques/combien-deau-est-utilisee-pour-produire-les-aliments/


lundi 27 décembre 2021

LA FIN DES HARICOTS


Les dinosaures ont disparu à la suite de la chute d’une météorite de grosse taille, dit-on.
Tous ? Non, certains des plus petits ont survécu et ont donné naissance à une myriade de races d’oiseaux (parmi lesquels des géants : le Casoar, l’Autruche, etc…) et sûrement à quelques lézards.
C’est aussi, dit-on, grâce à cette météorite que les mammifères dont nous sommes issus ont prospéré.

Alors, si cet évènement a été si terrible, comment se fait-il que certaines espèces aient survécu ?
Les créatures marines ont dû persister par la simple protection aquatique, mais sur terre ?

J’ai imaginé une troupe de petits dinosaures ressentant les vibrations de l’explosion à l’autre bout du globe et l’onde de choc se rapprochant à une vitesse stupéfiante. Ils se seront réfugiés dans une grotte qu’ils avaient déjà visitée, et une fois à l’intérieur, la vibration ne faiblissant pas, ils se sont enfoncés plus profondément jusqu’à ce que, finalement, ils soient à l'abri.
La première partie de cette grotte a dû être saturée de poussières toxiques et sans doute d’air brûlant ou peut-être qu’une chute de rochers a partiellement obstrué l’entrée, créant une barrière naturelle contre l’extérieur devenu provisoirement invivable.

Dans cette grotte, les dinosaures auront survécu en buvant l’eau ruisselant de la roche et se nourrissant d’insectes et de vers et peut-être des uns des autres, jusqu’à ce qu’un jour, la grotte s'ouvre à nouveau, révélant un monde où la Vie a pu reprendre son cours.

Et donc, nous, l’Humanité, espèce supérieurement évoluée et intelligente, pourquoi ne survivrions nous pas dans l’avenir à un évènement similaire ?

Pour moi, la grosse référence en matière d’Apocalypse réaliste annoncée, c’est « On The Beach » (« L’Ultime Rivage »), roman (de Nevil Shute, 1957) et film (de Stanley Kramer, 1959).
La grosse erreur de ces deux œuvres (et tout repose dessus), est que l’intrigue imagine qu’une guerre nucléaire totale dans l’hémisphère nord va, à terme, mettre fin à toute vie sur Terre, le nuage radioactif se déplaçant inexorablement du nord au sud.

Or, si l’on se base à la fois sur les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, sur les 543 essais nucléaires atmosphériques pendant neuf ans (plus de 60 par an!), tous beaucoup plus dévastateurs que les deux précédentes explosions, et sur les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, une forte irradiation nucléaire d’une région ne se solde pas du tout par la mort de celle-ci.
Hiroshima et Nagasaki ont toutes les deux retrouvé une activité normale et prospéré après quelques années et Tchernobyl se visite aujourd’hui, même si la ville n’est plus habitée.

Dans « On The Beach », la population du sud de l’Australie (où se situe le récit) est avertie des mois à l’avance de l’arrivée du nuage radioactif (qui aurait dû se dissiper dès les premières pluies), et se résigne simplement à une mort prochaine.
Personnellement, dans ce laps de temps, j’aurais étanchéifié des bâtiments, construit des grands dômes transparents et mis tous les échantillons de vie possibles et des cultures pour assurer la survie d’au moins une partie de la population. Des tenues antiradiations auraient de même permis de récupérer à l’extérieur de la technologie et peut-être des vivres non irradiés, ainsi que de partir à la pêche et récolter des algues sous-marines, etc…

Ce programme très grossier s’applique très bien aussi aux récents films « Greenland » et « Don’t Look Up » où une météorite « tueuse de planètes » frappe la Terre.

D’ailleurs, par rapport à « Greenland », où les héros cherchent à rejoindre un abri  à l'autre bout du monde, pourquoi se focaliser sur un seul abri : tout abri antiatomique ou même abri profond peut faire l’affaire.
Nous avons par exemple à Genève tout un réseau d’abris souterrains construits avant la Seconde Guerre Mondiale.
Reste à savoir combien de temps la Terre resterait complètement invivable après l’impact d’une grosse comète. Là aussi, des pluies répétées devraient permettre de fixer les poussières au sol. Mais quid de la chaleur ou même du froid provoqué par les probables poussières masquant le sol au-dessus des nuages ?
Et on en revient à la quasi-extinction de toute vie à l’époque des dinosaures : la vie, à terme, a repris.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai_nucl%C3%A9aire


Image tirée de "Don't Look Up". 

mercredi 6 octobre 2021

 

JE ME STIMULE TOUTE LA JOURNÉE.


On pourrait croire que l’on s’ennuie mortellement pendant la retraite. C’est sûrement vrai pour certaines personnes, mais pas pour moi. Voici un exemple d’une journée-type.

Je me lève sans contrainte le matin, parfois à 7h30, d’autres fois après 9h (mais guère plus). En ce moment, c’est plutôt huit heures en semaine, car le toit de la maison que j’habite est en réfection et les travaux commencent entre 7h45 et 8h15.

Petit-déjeuner : 2 heures, y compris une 1ère séance sur internet, pour vérifier mes mails (assez rares), prendre connaissance des dernières nouvelles, y compris sur Facebook, Youtube  et IMDb.
Ensuite, une petite heure à écrire, à lire ou régler des factures, ranger, sélectionner des livres ou des CDs. J’essaie par exemple depuis 6-7 ans de réduire ma collection de CDs de plus de 3000 en 2014 à un objectif d’environ 700. J’en suis actuellement à environ 1500 qui me restent et la sélection est devenue plus facile depuis que j’ai Spotify que j’écoute maintenant nettement plus que mes CDs.
Pour les livres, même tendance : à cause de mon déménagement en 2019, j’avais déjà réduit ma collection de moitié et depuis, j’en ai quasiment ouvert aucun. Quelques dizaines tout au plus.
Kindle et les boîtes à livres ont pris le relais des achats physiques.
J’effectue aussi cette sélection graduelle car je soupçonne qu’un jour où l’autre, je vais devoir emménager dans un appartement plus petit, voir (gaspation !) dans un EMS.
Vers 11:30-midi, promenade de ma chienne, Kara, qui est très patiente.
Au retour, je me prépare à manger. A ce propos, je n’adhère pas aux habitudes apparemment prépondérantes de mes semblables qui consistent à

1° Réchauffer ou consommer des plats tout faits
2° Commander des plats par téléphone/internet ou acheter des plats à emporter (difficile depuis que j’habite à la campagne)
3° Aller au restaurant.

J’utilise cette dernière option à peu près une fois par mois, parfois deux, et uniquement en compagnie. Parfois, je vais aussi manger chez ma sœur, avec grosso modo la même fréquence.
Cela me procure le minimum d’exotisme culinaire, à savoir de manger une cuisine préparée par quelqu’un d’autre.
En plus, je me rends quasi uniquement dans des restaurants que je connais et apprécie, pour éviter des mauvaises surprises.
Mes adresses de références : le Café de la Radio à Carl Vogt, un petit chinois à la rue des Eaux-Vives et le Spaghetti Factory à la rue de la Fontaine.

Mais donc, dans mes plats préparés de mes douces mains, j’en ai répertorié une bonne quinzaine et ce dans un fichier Word. Ainsi, j’évite le manque d’inspiration, et aussi je consulte parfois cette liste avant d’aller faire mes courses matinales (j’y reviens ci-après).
Ainsi, je peux décider de me faire une salade mêlée, et vérifier s’il ne me manque pas des tomates, du concombre, etc…

Et justement, les courses !
Je les combine en général avec la promenade de fin de matinée de la chienne, 2 ou 3 fois par semaine : je me rends en bus à Florissant, fais le tour du Parc Bertrand (section pour chiens et hors section) et fais mes courses à la Coop et/ou à la Migros, toutes deux distantes de moins de 500 mètres.
Temps moyen de l’expédition : 1h30.

Fin du repas vers 14h30-15h, sieste d’environ 1h30, café et goûter devant internet ou un livre, à la belle saison dans le jardin (c’est divin !).

Nouvelle promenade avec la chienne vers 17-18h avec, j’ai oublié de le préciser, une pause lecture pendant la promenade.
En ce moment, ce sont les contes et romans de Voltaire : «Candide », « Zadig », « Micromégas » et plein d’autres…
A la maison, par contre, je lis la très intéressante biographie de Winnaretta Singer-Polignac, une importante mécène du début du XXe siècle.
Cette bio, je ne l’emporte pas avec moi, car elle est terriblement lourde et volumineuse : plus 800 pages et 1,5 kg !

Ensuite, dîner des bêtes (chienne et chatte) vers 18h30-19h, et une repas minimal devant internet, avec, en général un épisode de série ou une moitié de film.
Et vers 21h, la fatigue me gagne en général. Dernière promenade (20-30 mn) de la chienne et dodo.

Cela peut sembler une existence bien morne et banale, mais en fait, j’ai le cerveau stimulé presque en permanence !

Prenons par exemple les lectures de Voltaire et Singer-Polignac : chez le 1er, j’ai pris l’habitude de relever tous les noms propres inconnus et tous les termes un peu obscurs et vieillots. Je recherche ensuite les mots sur internet (généralement Wikipedia), ce qui me permet non seulement de me cultiver d’avantage, mais aussi de mieux comprendre le contexte des propos du philosophe.
Quant aux termes obscurs, je suis en train de me constituer un lexique de ceux-ci, dans le but potentiel de les réutiliser dans des créations personnelles.
Des exemples ?

Catéchol : Autre nom de la Catécholamine, composé de la famille des flavonoïdes de la sous-classe des flavanols.

(Je ne mets jamais la définition complète, en me disant que le jour où je voudrais utiliser le terme, je la vérifierai.)

Démiourgos : du grec formé de « démos », signifiant « gens du commun » (soit « peuple ») et de « ergon », « travail ». Littéralement, le mot signifiait artisan ou fabricant.
Voir aussi Démiurge : En Grèce antique, les démiurges étaient des travailleurs indépendants, juridiquement libres mais n'appartenant à aucune communauté. Ils avaient une compétence particulière et recherchée (notamment les artisans du métal) donc avaient un statut plus enviable à celui des banausos. (Wiki est un outil terrible, car chaque définition appelle à en consulte 2, 3 ou 4 autres !)

Gymnosophistes : philosophes de l'Égypte antique et indiens samnyâsin (renonçants), ainsi appelés par les Grecs parce qu'ils vivaient nus.

Dans le cas de la bio de Singer-Polignac, l’auteur cite à presque toutes les pages des personnalités qu’elle a rencontrées et souvent soutenues, et notamment des compositeurs.
Et là, même démarche, j’essaye de trouver des œuvres de ces artistes.
Dans les trouvailles les plus remarquables : Ethel Smyth dont l’auteur vante surtout « The Wreckers » uniquement trouvé sur CD, et assez cher (l’ouverture, impressionnante, est sur Spotify), mais aussi sa Messe en D Major, superbe.
Sinon, Armande de Polignac et Blanche Selva, c’est aussi très bien.

Mes séances internet sont souvent très enrichissantes : il y a quelques jours, la redécouverte du concept fascinant du « biais des survivants » dont j’avais entendu parler dans un documentaire sur la 2ème Guerre Mondiale (aussi sur internet).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_des_survivants

Et ce matin, nettement plus anecdotique mais jouissif, la découverte de Bella Poarch, une tiktokeuse de 23 ans (actuellement). Une vraie tête de dessins-animés.
https://www.youtube.com/watch?v=goGg_4ciWaA
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bella_Poarch

J’écoute beaucoup de musique, à différents moments de la journée. Des trucs que je connais déjà, ou que je connaissais déjà mais avais oublié : dernièrement Gilbert O’Sullivan, découvert en vidéo! :O
https://www.youtube.com/watch?v=4nivSNcGrqs

Stimulation quasi permanente donc !


                                                Un sticker trouvé sur une poubelle du quartier.