lundi 10 janvier 2022

L’APOCALYPSE DES ANIMAUX


Je suis végétarien depuis 2012-2013.
Deux fois depuis cette période, j’ai fait des « tests » pour évaluer à quel point la viande me manquait.
Il y a 2-3 ans, j’ai mangé une saucisse (de Vienne en Suisse ou de Francfort en France, authentique !). Ce n’était certes pas mauvais, mais ça ne m’a aucunement donné envie de continuer.
Et récemment une tranche de saucisson et, même chose que pour la saucisse, j’en ai mangé une portion et…. C’était salé, poivré et caoutchouteux, mais je n’ai pas eu la pulsion de persévérer.

Et ce constat m’a conforté dans ma certitude que l’argument des carnivores que « la viande, c’est trop bon » est faux.
En fait, la viande n’a pas de goût, ou si peu.

Croquez par exemple une tranche de steak crue sans assaisonnement. Est-ce bon ? Non.
Il m’est arrivé (il y a longtemps) d’en goûter. C’était totalement fade et assez écœurant.
Maintenant, croquez dans une tomate fraiche et de préférence en saison : c’est délicieux.
Voilà, fin de la démonstration.

J’imagine que des carnivores argueront qu’il faut manger la viande cuite. Mais là aussi, une tomate cuite, c’est aussi très bon, donc match nul sur ce point.

Un autre argument des carnivores est que la viande est indispensable pour ses protéines. Oui, sauf que les protéines, il y en a plein dans les lentilles. Cuites avec des oignons ou des carottes et un peu de moutarde, c’est un régal. Crues, j’avoue, c’est pas top.
Le chou est aussi très riche en protéine, ainsi que le brocoli, les petits pois, les haricots, l’artichaut, le cresson et le maïs. ( source Cnews)
Et si se dispenser complètement de viande était néfaste à la santé, vous ne pensez pas que les végétariens et les végans tomberaient comme des mouches ?


A l’inverse, la viande est-elle bonne pour la santé ?
Zut, encore loupé !

« Depuis les années 2010, de multiples études scientifiques ont été publiées concernant les effets néfastes de la viande sur la santé. Elle augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires, de cancer, de diabète ou encore d'inflammation de l'intestin. »
(Top Santé.)

Pour l’environnement alors ?
« (Le bétail) représente la première source d'émissions de CO2 sur la planète, devant les transports. » (CNews)

Le bétail est aussi beaucoup plus gourmand en eau potable que l’agriculture.
Ainsi, le bœuf est 50 fois plus gourmand en eau que les pommes de terre !
Bon, pour être parfaitement juste, les noix nécessitent plus d’eau que les porcs et la volaille. Etonnant, non ?
Mais qui se nourrit prioritairement de noix ? Pas grand monde.
(Source : Nutritionniste urbain.)

Pour le porte-monnaie ?
En prenant comme base mon supermarché habituel, 1kg d’émincé de bœuf coûte 46,50 CHF. L’entrecôte est à 100 CHF le kg !
Le kilo de carottes est 1,90 CHF. Les lentilles à 5,90 CHF.
Si l’on compte qu’il faut environ 200 gr de viande (entrecôte 20 CHF) et environ 70 gr de lentilles (60 ct) pour faire une portion, heu, comment dire ?


Un dernier argument que j’ai lu, c’est qu’abolir la consommation humaine d’animaux d’élevage provoquerait leur disparition.
Donc, pour que des espèces continuent à se reproduire, il faut les tuer.
Vraiment ?
D’abord, on n’envisage pas ici d’abolir la consommation d’animaux, mais de la réduire considérablement.
Et ensuite, si on n’en mangeait plus du tout, il fait sens que les animaux ne sauraient peut-être pas se défendre dans la nature dans un premier temps.
Mais voyez les bisons, les buffles, les zèbres, tous des herbivores « sans défenses » se débrouillent très bien sans notre aide.
Il suffirait donc de garder ses ex-animaux d’élevages dans des parcs à l’abri des prédateurs, humains compris, et les réintroduire graduellement dans leur habitat.

Si on demandait aux poules, aux bovidés, et aux cochons leur avis sur cette question, je pense qu’ils voteraient en masse pour la fin de leur massacre organisé.

Alors, les carnivores, quand commencez-vous à vous sevrer ?





https://www.cnews.fr/nutrition/2021-11-15/ces-7-legumes-riches-en-proteines-1034139

https://www.topsante.com/nutrition-et-recettes/les-bons-aliments/viandes/manger-de-la-viande-un-danger-pour-la-sante-625836

https://www.cnews.fr/monde/2020-07-22/la-consommation-de-viande-premiere-cause-du-rechauffement-climatique-725924

http://www.slate.fr/story/169116/que-deviendraient-animaux-ferme-arreter-manger-viande-societe-antispeciste-post-elevage

https://nutritionnisteurbain.ca/infographiques/combien-deau-est-utilisee-pour-produire-les-aliments/


lundi 27 décembre 2021

LA FIN DES HARICOTS


Les dinosaures ont disparu à la suite de la chute d’une météorite de grosse taille, dit-on.
Tous ? Non, certains des plus petits ont survécu et ont donné naissance à une myriade de races d’oiseaux (parmi lesquels des géants : le Casoar, l’Autruche, etc…) et sûrement à quelques lézards.
C’est aussi, dit-on, grâce à cette météorite que les mammifères dont nous sommes issus ont prospéré.

Alors, si cet évènement a été si terrible, comment se fait-il que certaines espèces aient survécu ?
Les créatures marines ont dû persister par la simple protection aquatique, mais sur terre ?

J’ai imaginé une troupe de petits dinosaures ressentant les vibrations de l’explosion à l’autre bout du globe et l’onde de choc se rapprochant à une vitesse stupéfiante. Ils se seront réfugiés dans une grotte qu’ils avaient déjà visitée, et une fois à l’intérieur, la vibration ne faiblissant pas, ils se sont enfoncés plus profondément jusqu’à ce que, finalement, ils soient à l'abri.
La première partie de cette grotte a dû être saturée de poussières toxiques et sans doute d’air brûlant ou peut-être qu’une chute de rochers a partiellement obstrué l’entrée, créant une barrière naturelle contre l’extérieur devenu provisoirement invivable.

Dans cette grotte, les dinosaures auront survécu en buvant l’eau ruisselant de la roche et se nourrissant d’insectes et de vers et peut-être des uns des autres, jusqu’à ce qu’un jour, la grotte s'ouvre à nouveau, révélant un monde où la Vie a pu reprendre son cours.

Et donc, nous, l’Humanité, espèce supérieurement évoluée et intelligente, pourquoi ne survivrions nous pas dans l’avenir à un évènement similaire ?

Pour moi, la grosse référence en matière d’Apocalypse réaliste annoncée, c’est « On The Beach » (« L’Ultime Rivage »), roman (de Nevil Shute, 1957) et film (de Stanley Kramer, 1959).
La grosse erreur de ces deux œuvres (et tout repose dessus), est que l’intrigue imagine qu’une guerre nucléaire totale dans l’hémisphère nord va, à terme, mettre fin à toute vie sur Terre, le nuage radioactif se déplaçant inexorablement du nord au sud.

Or, si l’on se base à la fois sur les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, sur les 543 essais nucléaires atmosphériques pendant neuf ans (plus de 60 par an!), tous beaucoup plus dévastateurs que les deux précédentes explosions, et sur les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, une forte irradiation nucléaire d’une région ne se solde pas du tout par la mort de celle-ci.
Hiroshima et Nagasaki ont toutes les deux retrouvé une activité normale et prospéré après quelques années et Tchernobyl se visite aujourd’hui, même si la ville n’est plus habitée.

Dans « On The Beach », la population du sud de l’Australie (où se situe le récit) est avertie des mois à l’avance de l’arrivée du nuage radioactif (qui aurait dû se dissiper dès les premières pluies), et se résigne simplement à une mort prochaine.
Personnellement, dans ce laps de temps, j’aurais étanchéifié des bâtiments, construit des grands dômes transparents et mis tous les échantillons de vie possibles et des cultures pour assurer la survie d’au moins une partie de la population. Des tenues antiradiations auraient de même permis de récupérer à l’extérieur de la technologie et peut-être des vivres non irradiés, ainsi que de partir à la pêche et récolter des algues sous-marines, etc…

Ce programme très grossier s’applique très bien aussi aux récents films « Greenland » et « Don’t Look Up » où une météorite « tueuse de planètes » frappe la Terre.

D’ailleurs, par rapport à « Greenland », où les héros cherchent à rejoindre un abri  à l'autre bout du monde, pourquoi se focaliser sur un seul abri : tout abri antiatomique ou même abri profond peut faire l’affaire.
Nous avons par exemple à Genève tout un réseau d’abris souterrains construits avant la Seconde Guerre Mondiale.
Reste à savoir combien de temps la Terre resterait complètement invivable après l’impact d’une grosse comète. Là aussi, des pluies répétées devraient permettre de fixer les poussières au sol. Mais quid de la chaleur ou même du froid provoqué par les probables poussières masquant le sol au-dessus des nuages ?
Et on en revient à la quasi-extinction de toute vie à l’époque des dinosaures : la vie, à terme, a repris.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai_nucl%C3%A9aire


Image tirée de "Don't Look Up". 

mercredi 6 octobre 2021

 

JE ME STIMULE TOUTE LA JOURNÉE.


On pourrait croire que l’on s’ennuie mortellement pendant la retraite. C’est sûrement vrai pour certaines personnes, mais pas pour moi. Voici un exemple d’une journée-type.

Je me lève sans contrainte le matin, parfois à 7h30, d’autres fois après 9h (mais guère plus). En ce moment, c’est plutôt huit heures en semaine, car le toit de la maison que j’habite est en réfection et les travaux commencent entre 7h45 et 8h15.

Petit-déjeuner : 2 heures, y compris une 1ère séance sur internet, pour vérifier mes mails (assez rares), prendre connaissance des dernières nouvelles, y compris sur Facebook, Youtube  et IMDb.
Ensuite, une petite heure à écrire, à lire ou régler des factures, ranger, sélectionner des livres ou des CDs. J’essaie par exemple depuis 6-7 ans de réduire ma collection de CDs de plus de 3000 en 2014 à un objectif d’environ 700. J’en suis actuellement à environ 1500 qui me restent et la sélection est devenue plus facile depuis que j’ai Spotify que j’écoute maintenant nettement plus que mes CDs.
Pour les livres, même tendance : à cause de mon déménagement en 2019, j’avais déjà réduit ma collection de moitié et depuis, j’en ai quasiment ouvert aucun. Quelques dizaines tout au plus.
Kindle et les boîtes à livres ont pris le relais des achats physiques.
J’effectue aussi cette sélection graduelle car je soupçonne qu’un jour où l’autre, je vais devoir emménager dans un appartement plus petit, voir (gaspation !) dans un EMS.
Vers 11:30-midi, promenade de ma chienne, Kara, qui est très patiente.
Au retour, je me prépare à manger. A ce propos, je n’adhère pas aux habitudes apparemment prépondérantes de mes semblables qui consistent à

1° Réchauffer ou consommer des plats tout faits
2° Commander des plats par téléphone/internet ou acheter des plats à emporter (difficile depuis que j’habite à la campagne)
3° Aller au restaurant.

J’utilise cette dernière option à peu près une fois par mois, parfois deux, et uniquement en compagnie. Parfois, je vais aussi manger chez ma sœur, avec grosso modo la même fréquence.
Cela me procure le minimum d’exotisme culinaire, à savoir de manger une cuisine préparée par quelqu’un d’autre.
En plus, je me rends quasi uniquement dans des restaurants que je connais et apprécie, pour éviter des mauvaises surprises.
Mes adresses de références : le Café de la Radio à Carl Vogt, un petit chinois à la rue des Eaux-Vives et le Spaghetti Factory à la rue de la Fontaine.

Mais donc, dans mes plats préparés de mes douces mains, j’en ai répertorié une bonne quinzaine et ce dans un fichier Word. Ainsi, j’évite le manque d’inspiration, et aussi je consulte parfois cette liste avant d’aller faire mes courses matinales (j’y reviens ci-après).
Ainsi, je peux décider de me faire une salade mêlée, et vérifier s’il ne me manque pas des tomates, du concombre, etc…

Et justement, les courses !
Je les combine en général avec la promenade de fin de matinée de la chienne, 2 ou 3 fois par semaine : je me rends en bus à Florissant, fais le tour du Parc Bertrand (section pour chiens et hors section) et fais mes courses à la Coop et/ou à la Migros, toutes deux distantes de moins de 500 mètres.
Temps moyen de l’expédition : 1h30.

Fin du repas vers 14h30-15h, sieste d’environ 1h30, café et goûter devant internet ou un livre, à la belle saison dans le jardin (c’est divin !).

Nouvelle promenade avec la chienne vers 17-18h avec, j’ai oublié de le préciser, une pause lecture pendant la promenade.
En ce moment, ce sont les contes et romans de Voltaire : «Candide », « Zadig », « Micromégas » et plein d’autres…
A la maison, par contre, je lis la très intéressante biographie de Winnaretta Singer-Polignac, une importante mécène du début du XXe siècle.
Cette bio, je ne l’emporte pas avec moi, car elle est terriblement lourde et volumineuse : plus 800 pages et 1,5 kg !

Ensuite, dîner des bêtes (chienne et chatte) vers 18h30-19h, et une repas minimal devant internet, avec, en général un épisode de série ou une moitié de film.
Et vers 21h, la fatigue me gagne en général. Dernière promenade (20-30 mn) de la chienne et dodo.

Cela peut sembler une existence bien morne et banale, mais en fait, j’ai le cerveau stimulé presque en permanence !

Prenons par exemple les lectures de Voltaire et Singer-Polignac : chez le 1er, j’ai pris l’habitude de relever tous les noms propres inconnus et tous les termes un peu obscurs et vieillots. Je recherche ensuite les mots sur internet (généralement Wikipedia), ce qui me permet non seulement de me cultiver d’avantage, mais aussi de mieux comprendre le contexte des propos du philosophe.
Quant aux termes obscurs, je suis en train de me constituer un lexique de ceux-ci, dans le but potentiel de les réutiliser dans des créations personnelles.
Des exemples ?

Catéchol : Autre nom de la Catécholamine, composé de la famille des flavonoïdes de la sous-classe des flavanols.

(Je ne mets jamais la définition complète, en me disant que le jour où je voudrais utiliser le terme, je la vérifierai.)

Démiourgos : du grec formé de « démos », signifiant « gens du commun » (soit « peuple ») et de « ergon », « travail ». Littéralement, le mot signifiait artisan ou fabricant.
Voir aussi Démiurge : En Grèce antique, les démiurges étaient des travailleurs indépendants, juridiquement libres mais n'appartenant à aucune communauté. Ils avaient une compétence particulière et recherchée (notamment les artisans du métal) donc avaient un statut plus enviable à celui des banausos. (Wiki est un outil terrible, car chaque définition appelle à en consulte 2, 3 ou 4 autres !)

Gymnosophistes : philosophes de l'Égypte antique et indiens samnyâsin (renonçants), ainsi appelés par les Grecs parce qu'ils vivaient nus.

Dans le cas de la bio de Singer-Polignac, l’auteur cite à presque toutes les pages des personnalités qu’elle a rencontrées et souvent soutenues, et notamment des compositeurs.
Et là, même démarche, j’essaye de trouver des œuvres de ces artistes.
Dans les trouvailles les plus remarquables : Ethel Smyth dont l’auteur vante surtout « The Wreckers » uniquement trouvé sur CD, et assez cher (l’ouverture, impressionnante, est sur Spotify), mais aussi sa Messe en D Major, superbe.
Sinon, Armande de Polignac et Blanche Selva, c’est aussi très bien.

Mes séances internet sont souvent très enrichissantes : il y a quelques jours, la redécouverte du concept fascinant du « biais des survivants » dont j’avais entendu parler dans un documentaire sur la 2ème Guerre Mondiale (aussi sur internet).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_des_survivants

Et ce matin, nettement plus anecdotique mais jouissif, la découverte de Bella Poarch, une tiktokeuse de 23 ans (actuellement). Une vraie tête de dessins-animés.
https://www.youtube.com/watch?v=goGg_4ciWaA
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bella_Poarch

J’écoute beaucoup de musique, à différents moments de la journée. Des trucs que je connais déjà, ou que je connaissais déjà mais avais oublié : dernièrement Gilbert O’Sullivan, découvert en vidéo! :O
https://www.youtube.com/watch?v=4nivSNcGrqs

Stimulation quasi permanente donc !


                                                Un sticker trouvé sur une poubelle du quartier.

dimanche 12 septembre 2021



LA DOUCHE


Ce matin, vers 10 heures, je me frottai la tête avec une serviette de bain. Mais avais-je bien pris ma douche ? Je n’en avais aucun souvenir.
J’avais bien des petites traces d’humidité au bout des cheveux et sur d’autres parties du corps, mais je n’étais pas certain.
J’ai vérifié dans la salle de bain et il y flottait bien comme une atmosphère d’humidité en suspension. Toujours pas pleinement convaincu, j’ai avisé ma savonnette dans la douche, presque toute neuve.
J’ai passé le doigt dessus et elle y a laissé une fine trace de pâte semi-liquide bleuâtre.

J’avais bien pris ma douche. Mais toujours aucun souvenir.
J’ai mentalement évoqué l’eau froide caractéristique qui coule au début, le flot qui s’intensifie et m’asperge les pieds, la température qui augmente graduellement jusqu’à devenir trop élevée, je fais pivoter le robinet d’un demi-centimètre et la température baisse, puis réaugmente, et ainsi de suite.
Aucun souvenir.
Il me revient tout juste l’image de traces de savon bleu sur ma peau.

Par quoi mon esprit pouvait-il bien été monopolisé pour que j’aie ainsi éclipsé une phase essentielle de ma journée ?
Ca me revient.

La veille, j’avais imaginé que je croisais Hugh Jackman en visite à Genève avec sa femme. Je leur avais fait l’article sur les différents sites à voir absolument à Genève : la Villa Déodati à Cologny où Mary Shelley a entamé l’écriture de « Frankenstein », la statue de la Créature sur la Plaine de Plainpalais, l’extinction du Jet d’Eau vers 23 heures, le sous-sol de la Cathédrale, la Maison Tavel, etc…

Et là, ce matin, je lui ai demandé s’il savait quels cinq acteurs avaient été sélectionnés par internet pour incarner le prochain Wolverine ? Réponse : Hugh Jackman, Hugh Jackman, Hugh Jackman, Hugh Jackman, Hugh Jackman! 😊

Il a argué qu’il devenait trop vieux pour le rôle et que les spectateurs allaient se lasser de l’y voir.
J’ai rétorqué que le dernier film avait pourtant été le plus gros succès de la série et que ce succès dépendait essentiellement de la qualité du scénario, de la mise-en-scène, etc… plutôt que de budget d’ailleurs, car ce dernier film, justement, comportait assez peu de scènes grandioses, donc chères.
Pour la question de l’âge, une partie du budget pourrait être consacrée à le rajeunir digitalement, à coller son visage sur le corps de quelqu’un d’autre, à avoir plus recours à des cascadeurs ou des doublures digitales, etc…
Et puis si, avec un budget de 150 Millions dollars par exemple (prix minimum standard pour ce genre de productions), le film ne rapportait « que » 400 Millions dans le monde, les producteurs pourraient toujours se consoler avec les revenus des précédents opus combinés. (NB : on prétend que pour qu’un film soit rentable, il doit au minimum rapporter entre 3 et 4 fois son budget dans le monde lors de son exploitation en salles. Avec le streaming qui remplace depuis quelques années les diffusions TV, la donne a sûrement changé, mais allez savoir comment exactement ? Quant aux revenus DVD/Bluray, j’imagine qu’ils ont beaucoup baissé depuis 10 ans.

Pour info, les budgets des 3 films de Wolverine, sortis sur une période de 8 ans, étaient respectivement et chronologiquement de 150, 120 et 97 millions de dollars. Tiens, tiens : le dernier était bien le moins cher et de beaucoup. Leurs recettes mondiales, elles, ont été inversement proportionnelles : 373, 414 et 619 millions ! Selon le principe décrit plus haut, seul le 3ème a été vraiment rentable, mais très largement !
Bilan final : la trilogie aurait été tout juste rentable pour la Fox, ou bénéficiaires de quelques millions.

La récente saga de « Planet of the Apes », qui comptait seulement 3 films (contre 5 pour celle des 70’s) a rapporté cette somme magique de 4 fois le budget combiné de l’ensemble, mais de manière dégressive : le premier avait été un triomphe (170 millions de budget pour plus de 710 Millions de recettes mondiales estimées) alors que les 2 suivants avaient été des déceptions. 260 millions de budget combiné pour plus de 980 Millions de recettes mondiales estimées.
Les producteurs auraient donc pu sortir encore un film avec un budget de 50 à 100 Millions et espérer totaliser 3 à 400 millions dans le monde… ou plus avec un excellent scénario, un bon casting, etc… Sans doute n’avaient-il justement pas ce scénario magique.
Ou la Fox a simplement renoncé à continuer à faire du cinéma…

Et j’ai ainsi oublié que je me suis douché.




Dans le rôle de Wolverine, je vote pour Logan Marshall-Green. En plus, il s'appelle déjà Logan! :)

jeudi 18 février 2021

 ARNAUD bis


Jusque dans les années 70, Arnaud a travaillé dans une compagnie d’assurance à la demande de son père. A la mort de celui-ci, il s’est empressé de démissionner et a ouvert un magasin d’artisanat dans une petite rue pas très passante de Paris, et ça n’a pas marché.

A mon avis, il ne recherchait pas le succès commercial, mais plutôt un endroit où se cacher tout en pouvant justifier d’une activité professionnelle.

A la mort de sa mère en 1990, il a liquidé son commerce et s’est exilé au Pays Basque, où il s’est fait construire une maison à sa mesure : 2 chambres à coucher, un petit jardin, dans une zone plutôt sauvage, distante des commerces et de la Ville.
Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle : je me suis inscrit à l’Université, en Lettres, à la demande de mon père mais y ai trouvé peu de satisfactions ou de stimulations. L’Université suisse n’avait vraiment rien en commun avec l’image qu’on recevait alors du cinéma américain, ma référence majeure à l'époque. Pas de réel campus, aucun sens de la communauté, et des cours globalement ennuyeux. Ensuite, les débouchés qui s’offraient à moi étaient bibliothécaire, prof ou… journaliste.
A la mort de mon père, j’ai assez rapidement quitté la fac et ouvert mon propre magasin qui n’a pas été très rentable sur la durée, malgré un pic important dans les années 90.

(Voir plus de détail dans montre blog : « La Saga du Paradoxe Perdu ». Article du 25 juillet (?) "3 Sites, 1 magasin".
https://lasagaduparadoxeperdu.blogspot.com/2018/07/normal-0-21-false-false-false-fr-ch-x_25.html?view=classic )


Avec le deuxième déménagement dans le quartier des Bains, mon objectif ultime était, je l’avoue, de viser un mode de commerce plus restreint, plus confidentiel. J’imaginais pouvoir le tenir seul ou avec une aide à temps partiel en n'exploitant que les produits qui m’intéressaient toujours. Mais quand j’ai fait les calculs, ce n’était pas envisageable.
J’aurais eu alors un mal fou à en retirer un salaire minimum :  j’y aurais laissé la chemise.

De plus, j’avais déjà acheté une petite maison dans la Drôme, dans un petit village très peu habité, distant des commerces et de la ville, idéale pour… m'y cacher.