mardi 16 février 2021

 
Évolutions Crépusculaires.


En promenade en bordure d’une route à deux voies, en début de soirée, j’assiste à un incident à une cinquantaine de mètres : un groupe de personnes au milieu de la chaussée, dans un tournant ; l’un d’eux est tombé et les autres l’aident à se relever. A cause de la lumière déclinante, je distingue juste une masse noire qui s'agite.

J’identifie finalement une bande de jeunes, 14-15 ans, dont celui qui est tombé de sa trottinette. Mais tout le monde va bien : ça rigole et se tape dans le dos.

Pendant que je m’attendris avec une pointe d’effroi, des voitures passent régulièrement dans les deux sens à des vitesses très soutenues.

Alors que le minicycliste se lance à nouveau au milieu de la route poursuivi par une admiratrice fortement hormonée, je songe quand même à appeler Police Secours :

« Bonjour, il y a un jeune qui s’est fait renverser par une voiture, il est dans un sale état, il y a du sang partout… »

« C’est pas le bon numéro. Il faut appeler une ambulance. »

« Je n’ai pas leur numéro, vous pouvez les appeler pour moi ? »

- An non, désolé, on ne fait plus ça.

- Alors attendez, je vais voir si le jeune est d’accord. Je vous le passe ? (Je la mets brièvement en attente.) Bon, ben finalement, il ne répond plus. C’est quoi votre nom ? »

Heureusement, je n’ai pas eu à appeler la police.

Le duo a regagné l’étroit trottoir sans crash-test fatal. Les autres persistent à s'agglutiner en masse compacte, à se bousculer l’un l’autre et sans masques, quelle idée ! il y en a toujours un ou deux qui tombe du trottoir, frôlé de prêt par des véhicules toujours aussi rapides.

J’arrive à leur hauteur ; ils sont tellement mignons, ils me font presque de la peine. J’attire leur attention :

« Dites, excusez-moi, juste une question : vous connaissez le Prix Darwin ? »

Ils se concertent brièvement, puis un jeune homme au regard presque brillant me demande :

« C’est une rue ? »

Je jubile :

«  Non, non, c’est un Prix. (J’articule) Le-Prix-Dar-win. »

De nouveau, une brève concertation, on hausse des épaules. Le même jeune homme :

« Ben non, on connait pas. »

Moi, avec un grand sourire, sans méchanceté :

- Vous devriez vous inscrire, je suis sûr que vous auriez vos chances de le gagner. Allez voir en ligne : Darwin. D-A-R-W-I-N. »

Sans la moindre hésitation, ils plongent dans leur Stupid Phones respectifs.

Tandis que je m’éloigne, je saisis plusieurs « Non, c’est pas vrai ! C’est ça ? Non, mais je rêve, j’ai trouvé ! »

Puis un éclat de rires général.
Maintenant ils savent.

Je me retourne. L’un d’eux me gratifie d’un salut.

Mission accomplie !




https://fr.wikipedia.org/wiki/Darwin_Awards

mercredi 10 février 2021

Les médecins, ces charlatans. (1ère partie)


« 
"D’abord, docteur, finalement j’ai quoi ?", me demandez-vous. Je vous réponds : "Je ne sais pas. Vous avez des symptômes qui me font penser à plusieurs maladies mais franchement, je n’en sais rien". »
Dr Michel Cymes
le 17/04/2020 sur RTL.

Ces dernières années, j’ai consulté beaucoup de médecins. Ça ne risque pas de s’améliorer avec l'âge.
Je ne vais pas me focaliser sur certains symptômes dont j’ai souffert car ce n’est pas le propos, mais plutôt sur l’incompétence que j’ai observée chez certains de ces professionnels de la santé.

J’ai eu une douleur à un orteil. J'ai consulté une dermatologue qui, après observation du pédoncule, m'a prescrit un anti-fongicide. Dans les jours qui ont suivi, la douleur et les symptômes se sont accentués. J'ai rapidement consulté un autre dermatologue qui, abasourdi par le diagnostic de sa collègue, conclut sans la moindre hésitation : « Ce n’est pas un champignon, c’est une infection ! » et m'a prescrit le médicament adéquat. Trois jours plus tard : plus rien.

A la même époque, j’ai consulté 3 ou 4 dermatologues pour un problème chronique de verrues, apparues au début des années 90. J’ai suivi plusieurs traitements, sur une dizaines d'années, sans qu’aucun ne porte ses fruits.
Le plus souvent des pommades ou des liquides qui ramollissaient la verrue ou la brûlaient, et je devais ensuite patiemment la limer ou la couper, avec saignements fréquents à la clef. Et la verrue revenait de plus belle.
Lorsque j’ai consulté le dernier « spécialiste » , je lui ai mentionné un traitement à l’azote liquide dont j’avais entendu parlé. Cette technique avait été utilisée par le passé, mais, dit-il, elle était complètement inefficace et même dangereuse et avait finalement été interdite.
« En fait », m’a-t-il avoué, » il n’existe aucun traitement contre les verrues ; il faut juste se montrer patient, elles finissent par disparaitre d’elles-mêmes. »
Une semaine plus tard, plus de verrue, et elle n’est jamais revenue !

Ceux qui prétendaient pouvoir la faire disparaitre n’étaient donc que des charlatans !

Wikipedia
est plus nuancé sur le traitement des verrues. Complot? 😏
https://fr.wikipedia.org/wiki/Verrue


Leonardo DiCaprio joue Frank Abagnale, un escroc  qui a réussi à se faire passer pour un chirurgien dans "Catch Me If You Can" (2002)

jeudi 10 décembre 2020

 

Acrylique su panneau de bois. 50 X 70. Copyright Jérôme Piroué Décembre 2020.

mercredi 9 décembre 2020

 


Acrylique su panneau de bois. 50 X 70. Copyright Jérôme Piroué Décembre 2020.

vendredi 2 octobre 2020